En Bref

Lecture recommandée, (par Bruno Viard, juin 2015 )

Quand les socialistes inventaient l’avenir (1825-1860) La Découverte, Paris, 2015. 407 pages, 25 euros
par un collectif de 28 historiens, économistes et philosophes dirigé par Thomas Bouchet, Vincent Bourdeau, Edward Castleton, Ludovic Frobert et François Jarrige.

Cet ouvrage fort exhaustif envisage la naissance du socialisme sous l’angle de la presse et rend visible, l’extraordinaire floraison de titres qui se produisit, malgré la censure,  sous la Monarchie de Juillet et la Deuxième République. Les centaines de rédacteurs s’adressant à des centaines de milliers de lecteurs, en interaction avec les événements politiques et sociaux de ces deux décades, font bien voir bien que le socialisme est une création 1) française, 2) collective, 3) répliquant à l’arrivée au pouvoir de l’économie politique, 4) qui a fleuri sur la double souche de la Première République et du saint-simonisme. Les 28 chapitres de cet ouvrage passent en revue détaillée les principaux organes de presse, décrivent leur carrière, résument leur idéologie, font revivre des noms fameux ou oubliés. Si Fourier et Saint-Simon ont donné l’impulsion, leurs œuvres furent vite dépassées par les réflexions plus pragmatiques des Bazard, Buchez, Raspail, Lamennais, Leroux, Considérant, Cabet, Louis Blanc, Proudhon, et de beaucoup d’autres.
Contre la lutte des classes, contre l’individualisme, l’association était le maître mot. Si par plusieurs côtés, Enfantin ouvrit le chemin de la planification marxiste, on voit que ce sont beaucoup les bases de l’État-Providence qui furent jetées avant et pendant 1848 même si rien ne fut vraiment accompli : salaires et limitation du temps de travail, réforme de la fiscalité et du crédit, droit à l’association de production ou de secours, grands travaux, Le projet le plus abouti est sans doute L’organisation du travail de Louis Blanc proposant en 1840 de mettre en concurrence la propriété privée avec des ateliers sociaux autogérés créés par emprunt d’État, dont les bénéfices seraient répartis en trois partie : bénéfice des associés, secours social et réinvestissement.
L’œuvre de Pierre Leroux, dont le nom est celui qui apparaît le plus souvent dans l’index, domine assez nettement car les revues qu’il dirigea couvrent toute la période mais on a du mal à évaluer l’originalité synthétique de sa pensée. Si le caractère analytique de l’ouvrage et la priorité qu’il donne à la presse font ressortir le foisonnement de l’idée socialiste, il permet moins l’approfondissement des idées et l’évaluation des divers courants qui se mêlèrent ou s’affrontèrent.

 

 

 

 

 

Bibliothèque virtuelle sur les Premiers Socialismes http://premierssocialismes.edel.univ-poitiers.fr

 

Il est demandé comment se procurer l'ouvrage de Rémi Gossez Les ouvriers de Paris. Merci de contacter le webmaster.

 

Dernières parutions :

Anthologie de Pierre Leroux par Bruno Viard

http://www.editionsbdl.com/COL_Peillon.html

 

Bulletin des Amis de Pierre Leroux n° 19 mars 2007

 

7 lettres ouvertes d'octobre 2005 à octobre 2006

 

 Bulletin des Amis de Pierre Leroux n° 18  (juillet 2005)

 

Bulletin des Amis de Pierre Leroux, n° 17  (janvier 2004)

 

et aux éditions L'HARMATTAN   : 

PIERRE LEROUX, CHARLES PEGUY, CHARLES de GAULLE et L'EUROPE, par Jacques VIARD   (juillet 2004)

 

 

livre

 

 

Seul le prononcé fait foi

 

 

Allocution de Monsieur Lionel JOSPIN, Premier ministre,

à l’occasion de la célébration du centième anniversaire

de la loi du 1er juillet 1901

– Hôtel de Matignon, 1er juillet 2001 –

 

Par votre action associative, vous portez un projet de société. Celui d’une démocratie sociale, chère à Pierre LEROUX qui fut l’un des penseurs et défenseurs de l’association au XIXème siècle. Fidèles à cette inspiration, vous mettez vos talents au service de vos valeurs : la solidarité et la coopération entre les hommes, la justice sociale, la tolérance. Ces valeurs sont celles d’une société fière de sa pluralité et forte de son refus de faire prévaloir la seule logique du profit. Ainsi, de nombreuses associations forment désormais une " économie sociale et solidaire " :elles mettent en œuvre, au sein même du marché, une autre conception de l’économie, dont l’Homme est le centre et dont la finalité est la prospérité de tous. Dans un monde en perte de ses repères traditionnels, vous êtes les défricheurs de nouveaux espaces de solidarité. Ce faisant, vous inventez de nouvelles formes de lien social, où le service de l’intérêt collectif rassemble et unit les individus. La gratuité de votre engagement bénévole en fait la singularité et la force. A vous tous, je rends hommage.

Archives du premier ministre

 

Archivé :

A la Bibliothèque de l'Arsenal, une exposition où il est question de Pierre Leroux : Exposition "Le siècle des saint-simoniens, du Nouveau christianisme au canal de Suez", du 28 novembre 2006 au 25 février 2007.

 

Exposition sur Pierre Leroux à l'Office de Tourisme de Boussac, par Viviane Courtin, (Association pour la défense du patrimoine du pays de Boussac) du 4 octobre au 4 novembre 2007