Geneviève Brachet (Paris) et Geneviève Daverat (Paris)

 

Claude François Lallemand

(1790-1864)

 

         Claude-François Lallemand nous est connu par l'article de Maitron dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier [1] et par une notice nécrologique parue en 1854 dans Austrasie, une revue de Metz et de Lorraine [2] .

         Né à Metz en 1790, il s'oriente vers des études médicales pour devenir chirurgien. Pendant les guerres napoléoniennes, il fait les campagnes d'Espagne comme sous-aide chirurgien, et reprend ses études à son retour. Il devient professeur de clinique chirurgicale à la Faculté de Montpellier. Suspendu de ses fonctions, pour avoir dénoncé le mauvais fonctionnement de l'hôpital [3] , il est réintégré dans son poste, l'année suivante. Il sera élu à l'Académie des Sciences en 1837. La notice nécrologique de Metz insiste sur son dévouement pour les étudiants et pour les malades ; il a même ouvert des consultations gratuites où il arrive scrupuleusement à l'heure.

         De cette période datent de nombreuses publications médicales sur l'obstrétique, sur les organes génito-urinaires, sur les maladies vénériennes ; et même un article sur les dangers de l'anesthésie par l'éther. Plusieurs de ces publications ont des éditions à Bruxelles, d'autres sont traduites en allemand à Leipzig, en espagnol à Cadix, en anglais à Londres et à Philadelphie. On les retrouve dans le catalogue des bibliothèques américaines [4] qui ont même certaines publications en français qu'on ne trouve pas à la Bibliothèque Nationale [5] . Une étude sur les Pertes Séminales involontaires [6] contient de nombreuses réflexions sur la société. Le 1er volume de 1836 comporte une critique de l'éducation des jeunes garçons enfermés dans les internats où la masturbation est un phénomène courant. Lallemand propose l'exercice physique comme remède. La Revue Indépendante rendant compte de cette étude en 1843 [7] parle pudiquement de maladie.

         C'est la première étape de sa réflexion qui l'amène à privilégier la pureté des moeurs et la monogamie dont il fait la base du développement économique des sociétés occidentales par opposition aux sociétés orientales. Si les femmes ont droit à une éducation et à l'égalité avec les hommes, on fait l'éloge de leur mission de mère et d'épouse.

         En 1843 il publie le Hachich [8] , sans nom d'auteur ; la réédition de 1848 est faite sous le titre de "Révolution politiques et sociales de 1848, prédites en 1843" [9] . Et cette fois le volume porte son nom, et ses titres : "membre de l'Académie des Sciences, professeur honoraire à la faculté de Montpellier, etc.". Le texte est exactement le même, simplement précédé de quelques lignes de Lallemand pour annoncer sa décision de le faire paraître sous son nom, puisque "ces prophéties" ont "obtenu le succès que je leur désirais, celui de leur réalisation" [10] . Un avis de l'éditeur complète cette présentation : il croit devoir rééditer ce petit livre "dont le sucès fut si complet qu'il n'en est pas resté un seul exemplaire dans la librairie" [11] .

         La publication du volume a été annoncée dans la Revue Indépendante en 1843 [12] . Le Hachich est la première manifestation du socialisme de Lallemand et la seule évocation de son rêve européen. Nous l'analyserons en détails après cette présentation générale.

         D'autres études sur l'Education morale [13] et sur l'Education [14] suivrait en 1848, 1850 et 1852, parues d'abord dans la Revue indépendante ou dans Liberté de penser [15] , avant d'être publiées en volume.

         Dans ces études, apparaît nettement son orientation socialiste. Après des considérations philosophiques sur Lao Tseu, Koung Fou Tseu (notre Confucius) et sur Marc-Aurèle, l'empereur qui s'incline devant l'esclave Epictète, il préconise une morale, au-delà des dogmes, valable pour tous les peuples, et qui s'appuie sur la philosophie. Sa réflexion sur le progrès de la morale l'amène à conclure à la supériorité des principes démocratiques.

         Au début de la vie en société, le vainqueur a mangé le vaincu, plus tard il l'a fait travailler pour son compte comme esclave puis comme serf et maintenant comme prolétaire. C'est ce dernier débris de chaîne qui doit encore disparaître.

         Mais comment y parvenir ?

         Ni par un partage égal des biens, ni par une rémunération égale des services rendus, mais par un bon système d'éducation populaire. Et ce n'est pas par une éducation égalitaire, mais en donnant à chacun l'éducation la plus conforme à son organisation. Pour les enfants "ordinaires", on essaie d'en tirer le meilleur parti possible ; mais on réserve une éducation spéciale à ceux qui ont des dispositions particulières. L'éducation doit se faire selon les dispositions de chacun et non pas seulon la fortune de ses parents.

         Il faut donc créer des crèches, des salles d'asile (l'équivalent de nos écoles maternelles), des écoles primaires gratuites ; et créer des cours d'éducation physique pour tous les enfants, à tous les niveaux scolaires, pour obtenir un développement harmonieux de l'individu.

         L'étude sur l'Education publique se termine par l'annonce d'une seconde partie "relative à la femme, à sa position, à son rôle dans le monde" [16] . Mais cette seconde partie n'a jamais paru [17] .

         Aucune mention du rêve européen dans ces textes. Seul le Hachich l'évoque.

 

Le Hachich.

         Pourquoi ce titre ?

         Remarquons d'abord que la Revue indépendante avait publié un article scientifique sur les propriétés du Hachich  en 1842 [18] .

         Mais venons-en au texte.

         Un manuscrit trouvé par hasard dans une cabine de bateau, entre Naples et Marseille, raconte l'histoire d'une soirée chez un médecin. Des considérations désabusées sur la presse, le pouvoir, la bourgeoisie et le peuple amènent à une certaine démoralisation face à un égoïsme généralisé. Dans cette situation, quel pourraît être le rôle de la France en Europe si elle se créait une mission digne d'elle ? C'est la question qui est posée.

         On apporte alors les poésies de Béranger dont les pensées généreuses remplissent les convives d'espérance ; et on boit à la sainte cause de la démocratie et à la confraternité de tous les peuples.

         Un médecin, invité à la soirée, a découvert en Abyssinie, où il avait été contraint de se réfugier pour des raisons politiques, l'usage du hachich comme remède au découragement. Il en offre aux autres convives, sous forme d'infusion. Certains en prennent.

         Les discussions reprennent : les peuples ont besoin les uns des autres ; ils ont besoin de faire partie d'un groupe aussi puissant que possible ; il faut même envisager l'avenir en embrassant l'espèce humaine tout entière.

         Nous retrouvons alors l'histoire de l'humanité, de l'esclavage au servage et au prolétariat, avec l'exploitation du pauvre par le riche, et le travail pressuré par l'avidité des capitalistes. Quelques considérations sur la bourgeoisie française qui a perdu son influence après la Révolution en oubliant sa mission et en isolant ses intérêts de ceux du peuple ; et c'est la fin de la soirée.

         Notre héros, qui raconte l'histoire, a bu une infusion de hachich ; il rentre alors chez lui et c'est là que, en rêve, il débarque à Marseille où, à l'entrée de la Canebière, il voit une immense affiche, avec, en gras caractères, l'inscription suivante :

Bando du Congrès Ibergallitale

du 27 juillet 1943 [19]

         Dans son étonnement total face à cette affiche, il croit apercevoir le médecin chez qui il avait passé la soirée de la veille. Il s'agit en réalité de son petit-fils qui va essayer de lui expliquer la situation de l'Europe en 1943, avec une carte à l'appui.

         Une fédération Ibergallitale s'est fondée, dont ce terme de "bando" est une manifestation. Ce mot espagnol désigne la proclamation d'un décret. Depuis la création de la Fédération beaucoup de mots sont empruntés d'une langue romane à l'autre.

         La France régénérée qui a repris sa mission de dévouement au progrès de l'humanité est à la base de cette fédération dont le fondement est la liberté des peuples à s'unir, pour défendre leurs intérêts, tout en gardant chacun leur originalité.

         Premier maillon de la chaîne : la Belgique s'est unie spontanément à la France, et elles ont formé ensemble la partie "gall" de la Fédération.

         Deuxième maillon : le Portugal et l'Espagne se sont unis volontairement pour créer l'Ibérie, qui s'est par la suite liée aussi à la Belgique et à la France : c'est la partie "iber".

         Troisième maillon : l'Italie que la France a aidée à s'unir et à devenir indépendante, et qui est devenue le dernier élément de la fédération Inbergallitale.

         Voilà donc les trois peuples "néolatins" [20] unis et l'Ibergallitale fondée.

         Par la suite la Hollande va s'adjoindre à ce pacte fédéral, pour des raisons d'intérêt commercial — elle souhaite écouler ses produits coloniaux — et pour défendre ses colonies contre les Anglais.

         Plus tardivement, les Provinces Rhénanes demandent leur rattachement à la Fédération, pour échapper aux problèmes des Etats allemands.

         Le drapeau de la Fédération est un arc-en-ciel sur fond blanc ; le fond blanc représente le gouvernement central, réunion des intérêts communs et l'arc-en-ciel est l'emblème de l'alliance et de la paix ; chaque couleur se mêle à ses voisines, sans s'y confondre, de même que chaque état reste distinct des autres ; chacun garde d'ailleurs son drapeau.

         Le bonnet phrygien domine l'ensemble pour rappeler que tout doit être fait dans l'intérêt du plus grand nombre et pour la défense des intérêts populaires partout où ils sont menacés. Sur le drapeau de chaque état, comme au-dessous de l'arc-en-ciel du drapeau fédéral, figure la sainte devise "liberté, égalité, fraternité" [21] .

         La France qui a le plus contribué aux progrès de l'humanité, se trouve naturellement à la tête de la Fédération Ibergallitale, dont Marseille est la capitale. Marseille se trouve au centre de l'arc-en-ciel, géographique, celui-là : à deux jours de train ou de bateau, de Rome, de Madrid et d'Amsterdam.

         Toujours par souci de justice et pour respecter le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, la France a aidé la nation germanique à s'unir. Un rêve d'unité germanique était né chez les intellectuels pour éviter les rivalités entre les différents états allemands et pour éviter l'écrasement des mouvements démocratiques. La France s'est employée à démanteler l'empire Austro-hongrois qui faisait obstacle "à ce mouvement progressif" [22] . Les patriotes français ont sympathisé avec ceux d'Allemagne, s'appuyant sur la liberté des peuples à s'unir.

         Lallemand rejoint ainsi la germanophilie de Pierre Leroux et de certains intellectuels français.

         Un traité politique et commercial entre la nation germanique et la Fédération Ibergallitale a été signé, auquel adhèrent la Suède et le Danemark pour se protéger contre le despotisme militaire de la Russie et contre le monopole commercial de l'Angleterre. L'anglophobie est, à cette époque, non moins répandue que la germanophilie.

         Mais même ces deux nations finiront par s'adjoindre au Traité de l'Europe. Et la Grèce, libérée du joug turc, grâce à la France, envoie des députés au Congrès fédéral.

         Après les étapes de la création de cette Fédération européenne, reste à voir son fonctionnement.

         La base même en est la centralisation au Congrès fédéral et l'administration locale indépendante de chaque état.

         Pour l'organisation, nous trouvons des réflexions plus approfondies sur l'instruction publique et les finances ; et des remarques rapides sur quelques autres domaines.

         Commençons par ces remarques. En ce qui concerne le Congrès, deux points seulement sont mentionnés : les députés de chaque état parlent chacun leur langue et les décisions qu'ils prennent ont force de loi.

         Les problèmes de guerre et de paix sont du ressort de la Fédération. Pour la défense, une armée commune est indispensable, dont le Congrès règle chaque année les contingents de chaque état. Les pouvoirs nationaux répartissent ce contingent entre leurs provinces ou leurs départements. Le mélange des contingents à l'intérieur de la Fédération permet aux jeunes de prendre contact avec les autres états, d'apprendre leurs langues et de découvrir d'autres modes de vie. Mais chaque état a sa police et sa gendarmerie.

         Un code civil et criminel a été adopté par tous les états et une commission spéciale est chargée d'étudier au fur et à mesure les réformes nécessaires.

         Les voies de communication internationales sont à la charge de la Fédération, surtout les chemins de fer, Paris-Rome avec la traversée des Alpes entre Antibes et Gênes, Paris-Madrid avec la traversée des Pyrénées par le Somport entre Oloron et Jaca. Mais départements, cantons et communes s'occupent de leurs propres routes [23] .

         Notre système métrique a été adopté par les autres pays de la Fédération, pour sa commodité.

         En matière d'éducation, le Congrès est intervenu pour faire respecter les droits de l'homme. Pour toutes les communes, obligation est faite d'avoir des "salles d'asile" pour les jeunes enfants [24] . Ce premier élément de l'émancipation des pauvres permet de dépister les aptitudes de chaque enfant et d'attribuer des bourses aux plus capables. Nous retrouvons ici les préoccupations des écrits théoriques de Lallemand pour ces problèmes d'éducation.

         Des écoles primaires gratuites doivent être créées, et dans tous les établissements, à tous les degrés d'enseignement, et pour les deux sexes, des cours de gymnastique réguliers doivent avoir lieu.

         La religion n'est pas enseignée dans les écoles. C'est un domaine réservé à la famille. Et aucun ministre d'aucun culte ne peut être instituteur.

         Chaque état s'occupe de l'enseignement des langues et des spécialités scientifiques, selon ses convenances.

         L'éducation des femmes s'est beaucoup améliorée. Elles sont presque partout chargées de l'enseignement pour les jeunes enfants des deux sexes. Elles sont aussi médecins ou avocats ; ce qui représente un progrès par rapport aux écrits théoriques où la femme était cantonnée à la maison. Ces hésitations pourraient peut-être expliquer la non-parution de la seconde partie de l'Education publique, qui aurait dû être consacrée à la femme.

         En matière de finances, les octrois ont été supprimés et remplacés par des impôts personnels et par des droits de succession. Le Congrès fédéral établit l'impôt général et le répartit entre les différents états. Mais chaque état établit son propre budget et de même chaque département et chaque commune. Aucun impôt religieux n'existe ; ce sont les croyants qui paient, par des cotisations volontaires, les frais de culte.

         Une monnaie commune a été créée ; chaque pays bat monnaie, mais le congrès veille à ce que le titre, le poids, la valeur des pièces soient les mêmes.

         Il existe une banque fédérale à Marseille et des banques nationales à Paris, Madrid,  Rome et Amsterdam, qui dépendent de la banque fédérale. Elles ont toutes des succursales dans les grandes villes. Elles ont pour mission de créditer l'industrie et par conséquent de régler la production. La banque centrale accorde ses crédits aux industriels en fonction de leurs capacités intellectuelles et morales et non en fonction de leur fortune. Leur moralité est donc stimulée par leur désir d'obtenir l'appui des banques. Par l'intermédiaire des banques nationales, la banque fédérale connaît les véritables besoins des consommateurs et ne favorise les industries qu'en fonction de ces besoins. Personne ne peut développer un monopole qu'elle juge nuisible à tous.

         Par son rôle de commanditaire, la banque fédérale peut régler le taux des salaires et la durée du travail. Elle impose aussi aux industriels d'accorder une partie de leurs bénéfices à tous leurs employés.

         Ainsi la banque fédérale a pu émanciper les prolétaires et les soustraire à l'exploitation des capitalistes [25] .

 

Conclusion

 

         Un professeur de médecine dont la réputation s'étend à l'Europe et même à l'Amérique, s'intéresse aux problèmes sociaux ; d'abord à ceux qui sont liés à ses préoccupations médicales puis plus largement à ceux du prolétariat. Des solutions sont proposées, s'appuyant sur l'éducation des jeunes.

         Mais un rêve plus large se fait jour : une fédération Ibergallitale se crée à l'initiative de la France, qui favorise aussi l'indépendance de l'Italie et la création de la nation germanique. Par des traités signés avec les autres nations d'Europe, se parachève en 1843 le rêve de cette Europe dont le fondement repose sur l'unité dans la diversité. Chaque nation garde son indépendance.

         Avec le Hachich de Lallemand nous rejoignons le projet de Michel Chrétien dans les Illusions perdues de Balzac : ce "républicain d'une haute volée" rêvait en 1830 d'une fédération de l'Europe et "il fut pour beaucoup dans le mouvement moral des Saints-Simoniens" [26] . Il mourut au Cloître St Merry en 1832. Nous sommes déjà dans une voie qui peut annoncer l'Europe du Hachich. Mais cette Europe-là est vraiment celle de Pierre Leroux, le révolutionnaire pacifique qui en 1827 dans son article du Globe annonçait une Union Européenne, fondée sur une république universelle, démocratique et sociale [27] .

         Se sont-ils connus, Pierre Leroux et Lallemand ? Maitron l'affirme "il devint l'ami et le disciple de Pierre Leroux" [28] . Mais, dans l'état actuel des recherches, les preuves manquent. Lallemand a collaboré à la Revue indépendante, mais après le départ de Pierre Leroux. Et dans l'Encyclopédie nouvelle, il n'est pas possible de trouver d'articles de Lallemand [29] .

         Il a du moins correspondu avec George Sand [30] dont le rêve d'Europe dans Consuelo est très proche de celui du Hachich, mais c'est une Europe dont le centre est en Bohême, cette Bohême des Hussites à laquelle Pierre Leroux et George Sand se sont intéressés et dont ils font le point de départ des mouvements révolutionnaires avec Jean Hus.

         La date de 1943, donnée dans le texte de Lallemand, comme centenaire de son rêve, a certes peu correspondu à une période de république démocratique et sociale. Mais comment ne pas dire pour terminer à quel point cette Europe est proche de l'Europe sociale de nos problèmes actuels ; le rôle de la monnaie unique et de la banque fédérale ne peut nous laisser indifférents actuellement, et pas non plus les propositions d'encadrement des monopoles, de réglementation du travail et de participation aux bénéfices.

 

                                              



[1] Maitron Jean, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, t. 2 - 1789-1864, Les éditions ouvrières, 1965.

[2] Chabert,Notice nécrologique in Austrasie, Revue de Metz et de Lorraine, 1854, p. 382-388.

[3] Pièces relatives à la suspension de M. Lallemand dans ses fonctions de chirurgien en chef de l'hôpital St Eloi, Metz-Imprimerie de C. Lamort, 1824, 56 p.

[4] The National Union catalog, 1974, Mansell, volume 312, p. 354-355.

[5] Catalogue général des livres imprimés de la BN, 1925, t. 86.

[6] Des pertes séminales involontaires par M. Lallemand, Paris Béchet jeune, 1836-1842, 3 vol.

[7] Revue Indépendante, Paris 1843, t. 9.

[8] Le Hachych  (sic) [par F. Lallemand], Paris, Paulin 1843, 230 p.

[9] Révolutions politiques et sociales de 1848 prédites en 1843 par F. Lallemand, Paris, Comptoir des Imprumeurs unis, 1848, 230 p.

[10] op. cit., IV.

[11] op. cit., V.

[12] Revue Indépendante, 1843, t. 3, p. 144.

[13] De l'éducation morale [1er et 2e articles signés F. Lallemand], Paris-Impr. de E. Brière, 1250 (le 1er article est extrait de la Liberté de penser).

[14] Education publique, 1ère partie par F. Lallemand, Paris, Comon, 1848, 244 p.

Education publique  par F. Lallemand, Education morale, 1ère partie, Paris, Comon, 1852, 316 p.

[15] cf. 14 dernière page : "la 1ère partie de ce travail relative à l'éducation physique a déjà paru dans la Revue indépendante.

[16] op. cit. dernière page.

[17] The national union catalog, 1974, indique "no mare published", après l'annonce de la 1ère partie.

[18] Revue indépendante, mai 1842, t. 3, p. 545. Bulletin scientifique : hhachiche ou hha chis indi. Préparation en usage chez les Orientaux. Article à propos d'une note envoyée à l'Académie des Sciences par M. Guyon, chirurgien de l'Armée d'Afrique. Après avoir pris du hachich "on éprouve les visions les plus bizarres et les plus fantastiques".

[19] op. cit., p. 61.

[20] op. cit., p. 73.

[21] op. cit., p. 149-152.

[22] op. cit., p. 121.

[23] op. cit., p. 159.

[24] op. cit., p. 161.

[25] op. cit., p. 183.

[26] Balzac, Illusions perdues, Gallimard, Folio, 1974, p. 232-233.

[27] Le Globe, 24 novembre 1827, Philosophie de l'histoire - De l'union européenne.

[28] op. cit., p. 418.

[29] Dans la réédition Slatkine, Genève 1991, on trouve des Index des articles avec les noms d'auteur, dans les tomes I, II, III, VIII. Le tome IV n'a pas d'index et les articles ne sont pas signés. Les tomes V et VII sont incomplets et sans index ; le tome VI n'a jamais été publié.

[30] Bernadette Segoin a bien voulu me communiquer les mentions de Lallemand dans la Correspondance de George Sand, édition Lubin. Dans l'Index des correspondants p. 789, il est mentionné avec une rapide biographie. On y indique que dans le tome VII p. 337 et n. 3 il est question d'un diner de George Sand chez Lallemand le 3 mai 1846. La seule lettre mentionnée du 20 février 1848 n'a pas été retrouvée, t. VIII, p. 303.

Que Bernardette Segoin soit remerciée !

© Les Amis de Pierre Leroux 2003